Vol 747 pour Perth
Dimanche 17 mars 2002
Le vol SQ 747 en provenance de Singapour se pose à Perth, la métropole la plus occidentale d'Australie. Ce voyage, longtemps désiré, n'a été possible que par l'entremise de mon comité d'entreprise (dont je suis membre) qui a eu la gentillesse de financer largement cette escapade australe. De plus en tant qu'organisateur j'ai pu tracer un parcours à ma convenance, c'est à dire un trajet axé sur la nature et les grands espaces. La fouille ultra sévère de la douane locale n'affecte guère ma satisfaction d'être arrivé au terme de ce long périple aérien : onze heures de vol pour atteindre Singapour, puis cinq heures pour arriver ici. Nos sacs à dos usés ont attiré lil exercé dun douanier moustachu. Dun ton sec et courtois nous sommes sommés douvrir nos sacs et de répondre aux questions dusages. Laccent est mis sur la recherche dagents végétaux infectieux comme des spores ou des graines. Je vois les semelles de mes chaussures de marche enduites dune sonde à lembout cotonneux qui est insérée ensuite dans une machine moucharde. Une limousine noire nous attend, Christian et moi pour nous conduire à lhôtel. Nous longeons la Swan river qui sélargit notablement au centre ville. Avec nos sacs à dos nous détonnons quelque peu parmi la clientèle aisée du très-comme-il-faut Hôtel Rydges. Habituel routard rompu aux nuits sous la tente et aux transports en commun, je crains de prendre de mauvaises habitudes de luxe comme ce fakir d'un Tintin se tordant de douleur en s'asseyant sur un coussin.
Du treizième étage, Perth apparaît comme une grande ville moderne tranquille et proprette. Après une petite sieste et une douche nous partons explorer les environs. Il fait 21 degrés, et le ciel est nuageux. Le centre ville composé de magasins, de buildings daffaires et de rues piétonnes se parcourt en une petite demi-heure. Comme curiosités, on peut signaler, une étrange tour de verre qui serait le plus gros instrument de musique du monde, une vieille bâtisse dont le carillon dautomates est une copie de celui de Rouen. Un magasin d'art aborigène retient notre attention. Les motifs ethniques, les didgeridoos, les boomerangs nous plongent d'emblée dans l'ambiance du bush australien. Les rues piétonnes sont pratiquement désertes en ce dimanche soir. Seuls quelques bars fêtant la Saint Patrick laissent un semblant d'animation. Une librairie me permet d'acheter un bouquin sur la si particulière faune australienne. Qui n'a pas rêvé de voir un kangourou ou un koala pour de vrai ? La nuit tombée, nous dînons sommairement dans un pub en sirotant une bière de la marque Swan mild à langle de Hay Street.