Quokkas en stock
Lundi 18 mars
Le réveil est beaucoup plus rude que prévu. Après s'être levés plusieurs fois en pleine nuit, nous sortons de notre torpeur quen fin de matinée. A l'évidence le décalage horaire de huit heures ne sera pas à facile à digérer. Le soleil radieux nous incite à démarrer prestement notre journée. Dehors, lincroyable luminosité nous oblige à chausser immédiatement les lunettes de soleil. Les possibilités d'excursions depuis Perth sont nombreuses. Attirés par la faune sauvage nous souhaitons nous rendre sur une île au large de la ville qui abrite une colonie de curieux petits marsupiaux : les quokkas. Nous prenons un train de banlieue moderne en direction de Fremantle, le port de Perth. "Freo" connut son heure de gloire en 1987 lorsqu'elle accueillit la coupe de l'America. Après vingt minutes d'un trajet sans histoire, nous voici à l'embouchure de la rivière Swan, en face de l'océan indien. Une navette effectue des rotations vers l'île de Rottnest. Nous achetons un aller-retour pour cette après midi pour 40 dollars australiens. Nous déjeunons sur le waterfront, une aire commerciale coquette aménagée sur les quais. Cette atmosphère détendue me rappelle la ville du Cap en Afrique du sud.
Nous embarquons à 14h00 à bord d'une puissante vedette. Après une demi-heure de navigation sans histoire nous voici sur l'île de Rottnest. A dix neuf kilomètres des côtes, c'est un lieu de villégiature apprécié des citadins. On aperçoit d'ailleurs au loin la skyline, la ligne de gratte-ciels de Perth. L'île fut découverte par un navigateur hollandais qui la baptisa "Rat nest" (nid de rats), croyant y avoir observé de nombreux rats, qui étaient en fait de petits marsupiaux appelés quokkas. Ces derniers ont motivé notre visite ici. L'office du tourisme nous renseigne sur les meilleurs endroits pour observer ces singuliers habitants. Nous partons découvrir le paysage insulaire. Lîle est sablonneuse, sans grand relief et ponctuées de lagunes. Après une vingtaine de minutes de marche nous observons les premiers spécimens. A larrêt, on dirait un gros rongeur avec sa longue queue glabre, impression démentie par ses grands pieds et ses bonds furtifs de kangourous. Curieux et peu farouches, les quokkas se laissent facilement approcher. Ce marsupial endémique est un survivant de la colonisation car il constitue une proie de choix pour les chats redevenus sauvages qui rodent sur le continent. Son insularité la sauvé du désastre ; des programmes de repeuplement sont à létude. Nous rebroussons chemin d'un pas mesuré car la chaleur reste pesante malgré la brise marine surnommée « Fremantle doctor » qui éparpille les derniers nuages.
Nous revenons satisfaits de notre excursion maritime, la peau déjà rougie malgré la crème solaire. En ce lundi, Fremantle, désertée par les banlieusards, nous apparaît aussi peu animée que Perth le dimanche. Nous dînons de calmars dans un restaurant proche du port. Nous goûtons notre premier vin australien, en l'occurrence un Madfish, vin blanc épais et parfumé pour moi et un Riesling pour Christian. Nous rentrons de nuit par le train de 21h00.