La balade de la mer salée
Les Açores
Un cachalot, s'élève peu à peu du fond de la mer, et montre sa tête au-dessus des eaux, pour voir le navire qui passe dans ces parages solitaires.
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L’escale portugaise

Samedi 28 avril 2001

Ponta Delgada 20h00. Le vol S40129 de Lisbonne prend fin sur l’aéroport Jean-Paul II de l’île de Sao Miguel dans l’archipel des Açores. Les Açores ? Vous savez, ces îles dont on connaît le nom et que l’on ne sait jamais positionner correctement sur une carte sans désigner les Canaries, les îles de Cap Vert ou même Madère. Résumons, cet archipel de neuf îles volcaniques se trouve échoué à 1500 kilomètres à l’ouest du Portugal. Ni tout à fait l’Europe, ni encore l’Amérique, une sorte de gué de neuf cailloux pour quelque géant voulant traverser l’Atlantique de ses enjambées titanesques. En regardant attentivement la mappemonde, un observateur attentif pourrait même remarquer que des possessions brésiliennes, à savoir les îles Trinidad et Martin Vaz sont plus à l’est que Corvo, le point du couchant açorien. 

Les Açores sont restées possessions portugaises depuis leur découverte et leur colonisation au XV éme siècle. Nous débarquons en compagnie d’une équipe de football en déplacement à Ponta Delgada. Alain et moi tentons donc de louer une voiture à l’aéroport en commençant par la rituelle phrase « parlez-vous français ? ». La réponse comme souvent sera un oui timide, et la transaction se poursuivra en anglais. Nous prenons la voiture pour 3 jours, en l’occurrence une Nissan Micra, car dans les îles, cela reste le meilleur moyen de locomotion. Une personne de l’office du tourisme, nous aiguille sur une poignée d’adresses d’hôtels susceptibles de nous accueillir. Il fait noir et nous roulons sur le front de mer de Ponta Delgada, la seule voie large de l’agglomération. A la recherche de notre point de chute nous découvrons les sombres ruelles labyrinthiques de la vieille cité. Finalement, nous échouons dans une chambre d’hôtes où la tenancière à notre grande surprise, nous demande de régler la nuit d’avance soit 8000 escudos. Sont-ce les mœurs particulières des insulaires ?

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