La balade de la mer salée
Les Açores
Un cachalot, s'élève peu à peu du fond de la mer, et montre sa tête au-dessus des eaux, pour voir le navire qui passe dans ces parages solitaires.
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Capelinhos

Mercredi 07 août

Nous comptons profiter de la matinée pour digérer les deux heures de décalage horaires ainsi que la fameuse confiture à l'ananas des Açores du petit déjeuner. Le pot ne va pas résister longtemps. Les coquettes maisons des hauteurs d’Horta aux façades multicolores présentent chacune un carré de verdure impeccable, où pas un brin d’herbe ne dépasse. Aucun jardin à la flore exubérante ne ressemble à un autre et il semble que l’on peut faire fleurir n'importe quel bout de bois que l’on planterait dans la terre. Nous flânons sur les hauteurs en scrutant la mer. Les moutonnements présagent d'une mer formée. Nous préparons psychologiquement à une sortie en mer arrosée à bord du frêle zodiaque. A 14h00 chez Peter,  le pilote Nuno, explique que la houle est trop forte et propose d'attendre une heure pour voir. Une heure plus tard, nous décidons mutuellement d'annuler pour aujourd'hui. Nous réservons pour demain après midi, à bord du spacieux catamaran cette fois ci. Nous croisons Luis, le pilote blond qui nous avait menés à la baleine bleue, fameux épisode dont il se remémore parfaitement.

Nous consacrons notre après midi à la visite du site de Capelinhos à l'autre extrémité de l'île. Nous interceptons un taxi sur la route de l'aéroport. Une éruption volcanique en 1958 dégagea des flots de magma qui repoussèrent la mer sur un kilomètre. Nous en avons pour preuve, ce phare que l’on retrouve, un peu loin du bord. Le site lunaire, tranche avec les riches pâturages des alentours. Un chemin de pierre mène aux falaises basaltiques où un vent puissant éparpille le sable volcanique en de nuages noirs, qui nous fouettent la peau. Alain et Emmanuelle repèrent les nageoires dorsales de puissants dauphins Tursiopes qui doublent le cap, parmi les flots écumeux qui semblent multiplier l’effectif du banc.

Le taxi nous récupère à 19h00 et nous ramène à bon port pour 30 euros. Nous longeons des haies d'hortensias blancs et bleus sur des kilomètres. Manu qui est de corvée ce soir, mijote des spaghettis au poulpe.

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