La balade de la mer salée
Les Açores
Un cachalot, s'élève peu à peu du fond de la mer, et montre sa tête au-dessus des eaux, pour voir le navire qui passe dans ces parages solitaires.
Carnet de bord
La carte
Les photos

Ascension du Pico
Cachalots !
Bestiaire

Chant des baleines
Telex
Le coup de coeur
Liens
Corto aux Açores
Livre d'or

Write / Escribir / Escrieben Ecrire

Récits/Home

Free counter and web stats

Caldeira et Hortensias

Jeudi 08 août

Réveil à 8h00. La caldeira de faial est au programme cette mâtinée. Nous prenons un taxi pour ce volcan éteint qui fait office de montagne de l’île. Le chauffeur qui a l’air exténué, s’arrête boire un café sur la jeté. Nous roulons devant des moulins à vent rouges vestiges du passé, puis au pied de géantes éoliennes prochainement en service. La route étroite, s’élève le long de kilomètres de haies blanches et bleues d’hortensias. En mai dernier, elles n’étaient pas encore fleuries et nous avaient privés de ce spectacle d’une grande beauté. Avec l’altitude, les nuages apparaissent ainsi que les premiers conifères qui s’agrippent aux flancs de la caldeira. Nous avons trois heures pour faire le tour de ce cratère bucolique cerclé d’une ligne bleue d’hortensias. Emmanuelle trouve un gisement de trèfles à quatre feuilles qui nous permettrons certainement de randonner enfin sous le soleil.

Les nuages et le vent persistants nous poussent à nous réchauffer par un bon pas de route jusque sur le talus qui derrière la haie monte en pente raide vers le sommet du cratère. Nous évoluons dans le sens des aiguilles d’une montre, côté ouest où nous atteignons le point culminant à l’emplacement d’émetteurs de télécommunications. Nous effarouchons un troupeau de chevaux qui nous laissent la voie libre pour découvrir la côte nord. A l’est se profile Sao Jorge, toute en longueur, ainsi que la silhouette caractéristique du Pico voisin. Le soleil a finalement percé, et fait luire la rosée de mille feux. Des entrelacements de fleurs descendent vers la mer en autant de torrents végétaux et multicolores du meilleur effet. Le sentier plein de surprises nous dirige sur un enchevêtrement d’hortensias géants où nous disparaissons sous la jonchée de fleurs. Au sol, le soleil compose un quadrillage de clarté comme s’il venait de traverser une verrière.

Nous retrouvons notre chauffeur au bout de trois heures pour rallier la marina. Malheureusement, le vent ne faiblit pas et ajourne une nouvelle fois notre sortie en mer. Nous décidons d’attendre un jour de plus en réservant pour samedi et dimanche plutôt que d'attendre un hypothétique apaisement anticyclonique pour demain, et déclenchons le plan B, à savoir l’ascension du Pico pour demain. Il n’était certes pas dans notre intention de gravir de nouveau ce sommet, s’il n’y avait ce poster affiché sur le mur de notre cuisine. Un cliché hallucinant d’un cône parfait ayant poussé au centre d’un cratère harmonieux. Tel est le spectacle qu'Alain et moi avions manqué l’année dernière en évoluant dans une purée de poix. Depuis notre arrivée, nous distinguons fréquemment le profil acéré dominant une ceinture de nuages stagnant à mi-pente. L’inactivité minant le moral de la troupe, une action s’imposait pour enfin faire tourner la roue de la chance.

Nous passons au comptoir de la SATA pour réserver un vol pour Terceira. Nous pensions initialement prendre une romantique navette maritime naviguant entre le chapelet d'îles, mais les contretemps météo nous font envisager le moyen de transport le plus rapide. Devant un emploi du temps lâche, une séance de détente à la plage d’Horta s’impose. Nous y croisons Nuno réduit également au chômage technique. La plage s’inscrit dans une baie très abrité où les baleiniers traînaient les carcasses de cachalot sur le rivage pour les dépecer. Le soir, nous cuisinons de nouveau des spaghettis au jambon, précédés d’une soupe chinoise, pour faire le plein de sucres lents.

Retour/Previous page Suite/Next page

Canada | France