




Angra
Mardi 13 août
Nous abandonnons nos excursions de Faial pour rejoindre Terceira, puisque notre vol de retour de demain s'effectuera de cette île. Certes, le mauvais temps a perturbé notre emploi du temps initial en nous faisant rester à Faial plus de temps que nous pensions, mais n'est ce pas l'essence même du voyage de nous apporter de l'imprévu ? Une dernière part de gâteau au chocolat chez Peter, des adieux à José qui nous propose de revenir en juin prochain, et nous partons pour le vol SATA de 10h40 pour Terceira.
Le vol doit durer une grosse demi-heure pendant laquelle, nous survolons les îles de Pico et de Sao Jorge. En contrebas, les sillages de navires rayent le bleu marin de stries blanches. La forme circulaire de Terceira apparaît bientôt. Nous débarquons à Lajes à côté d'une base américaine, ce qui nous explique les vols charter qui relient cette ville à celle de Boston. Nous parvenons à trouver une pension à l'office du tourisme de l'aéroport. Nous hélons un taxi pour Angra do Héroismo, la capitale de l'île. Nous empruntons un semblant de voie rapide au milieu d'un paysage qui parait plutôt sec par rapport aux autres îles. Nous distinguons quelques sommets qui forment autant de cratère, et pour la première fois de notre périple, n'apercevons la mer, ni à droite ni à gauche. Plus pour longtemps, la route plonge sur Angra en dévoilant une cité nichée dans une large baie. Au large deux récifs semblent indiquer l'entrée du port aux visiteurs.
Un promontoire forestier, sorte de presquîle senfonce dans la mer en découpant la baie en deux parties symétriques. Angra la blanche, classée patrimoine mondial de lUNESCO, est considérée par son architecture, comme la première ville coloniale. Nous quittons le 10 Rua Francisco Ornelas et notre logement cosy pour une visite pédestre en passant par le petit port, la grande cathédrale avec sa statue de Jean Paul II, les petites ruelles aux balcons multicolores. Nous gagnons le sommet du Mont Brazil gardé par une forteresse de style Vauban, toujours en activité. Dans le lointain se dégage une île, Graciosa sans doute. En ville, un orchestre dune diaspora de Californie célèbre le jour de limmigration.
Nous nous attardons, pendant que les rayons solaires se font obliques, à lextraordinaire jardin botanique : agaves, lauriers, magnolia, yucca cocotiers se succèdent en terrasses suspendues à flanc de collines. Au sommet où trône une croix nous jouissions dune vue splendide égale à celle du Mont Brazil. Les restaurants semblent pris dassaut ce soir. Nous parvenons à dîner dun « boca negra » à chair blanche devant un Auxere-Boavista à la télé.