




Tournada à Angra
Samedi 15 mai 2004
Nous visitons Praia, lovée autour de sa baie et adossée à une colline. Un chemin grimpe à un monument qui permet d’embrasser la vue. Le port est vide. Nous prenons un taxi pour Angra do Heroismo, la capitale insulaire, au nom glorieux, clinquant comme un drapeau açorien au sommet d'une vergue. Oui, je suis jaloux de ses habitants qui peuvent se proclamer de An-gra Do Hé-ro-is-mo. Nous trouvons une pensao tout proche de notre dernière venue celle qui est considérée comme la plus vieille ville coloniale du monde. Nous voudrions cette fois ci pour changer d’île, utiliser le bateau. Dans une petite agence, impossible de connaître les horaires exacts du ferry qui passe par toutes les îles. Nous nous rabattons sur l’avion en prenant des billets pour Graciosa et Faial. Les affiches en ville annoncent une tournada à 18h00. Il s’agit d’un lâcher de taureaux urbain. Nous flânons en ville avant l’événement de la journée. Il s’agit d’un carrefour condamné composé de deux rues pavillonnaire à angle droit. La foule s’agglutine dans le jardin des riverains. Nous enjambons une cloture pour se placer dans l’angle de manière à pouvoir surveiller les deux rues. Un camion de bétail, garde au chaud, les bestiaux. A l’heure dite, les toros, tenus en laisse, par des tireurs de cordes trottinent à la recherche de téméraires qui sont restés dans la rue. Certain se laissent charger pour faire une véronique avec une couverture de lit en guise de muleta ; D’autres excitent les bêtes en faisant tourner des parapluies avant d'exécuter une faena ou de sauter dans un jardin. Nous suivons les évolutions de quatre taureaux successifs. Nous dînons de poulpes grillés et de poissons.