




Le gros cachalot
Jeudi 20 mai
Aujourd’hui José nous offre gracieusement le tour. Le ciel est laiteux, il n’y a pas de vent. Luis nous fait patienter de longues minutes à quai. La raison en est simple, aucune des vigies de terre n’a aperçu ne serait ce que le souffle d’un baleineau. Finalement à 09h30, nous prenons la mer. Plusieurs bateaux se concentrent sur un point de l’horizon, ralentissent puis se positionnent en éventail en position d’attente. Un cachalot occupe les regards. Un gros semble t’il. Nous somme ravis d’en apercevoir un dans des conditions moins mouvementées que la dernière fois.
Ca y est, il sonde, tête la première. Nous relevons le point GPS. En effet, le cétacé est connu pour remonter respirer à l’endroit même où il a plongé. Il en a pour un temps de 30 à 60 minutes pour une profondeur qui peut atteindre 1000 mètres à la recherche des calmars dont il raffole. Une heure plus tard, je vous l’avais bien dit, voilà que notre ami remonte à la surface. Il se livre ensuite à une activité de surveillance que les spécialistes appellent spying (espionnage). Le macrocéphale, le corps à la verticale, fait sortir sa tête à la verticale, puis la descend comme un périscope. Cette manœuvre, qu’il répète deux fois est émouvante. Nous comprenons là qu’il faut le laisser là à ces occupations ; nous sommes reconnaissants à ce seigneur des mers de s’être montré à nous. Pour les clichés, ce sera pour une autre fois, les conditions n’étant pas optimales. Sur le chemin du retour nous croisons deux tortues marines cacouanes et une joyeuse bande de dauphins communs.