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Hasta siempre America Latina
Lundi 30 septembre
Dernière
journée de notre périple en Amérique latine. Jacques est
déjà parti, ayant pris un vol à l'aube en direction de
l'Université de Chicago où il restera trois mois pour achever
ses cours du PhD. Profitant de la matinée qui nous reste avant
de nous envoler à notre tour, Alain, Christian et moi traînons
dans La Paz à la recherche de quelques souvenirs ou cadeaux.
Malgré un rendez-vous précis qui aurait du nous permettre sans
nous presser de nous rendre à l'aéroport, nous ne parvenons à
nous retrouver que fort tard. Qui plus est, chacun s'empresse de
déballer ses trouvailles pour émerveiller les autres par ses
brillants et judicieux achats, tant et si bien que trouvant fort
à mon goût les nappes en tissu andin très coloré que
Christian a dénichées, il est impensable que nous quittions le
continent sans que je m'en procure de semblables! Retour au pas
de course à la boutique qui heureusement n'est qu'au coin de la
rue ou presque.
Lorsque enfin nous hélons
un taxi, très en retard sur l'horaire initialement convenu, qui
vois-je sur le trottoir? C'est inouï! Stéphane Guisard, un ami
de La Silla qui a également passé des vacances en Bolivie
après un tournoi international de water-polo auquel il
participait! Quelle incroyable coïncidence! Il va sans dire
qu'après de brèves présentations, nous échangeons
inévitablement quelques commentaires et remarques sur nos
séjours respectifs. Mais la discussion sera rapidement
interrompu par le chauffeur de taxi qui, venant de réaliser
l'heure du départ de notre avion, nous convie à monter
immédiatement dans son véhicule et démarre en trombe ... pour
être bloqué quelques kilomètres plus loin à peine par une
manifestation. Une chance pour nous, il connaît suffisamment La
Paz pour parvenir à se faufiler dans d'étroites ruelles et nous
mener à l'aéroport, juste à temps pour que nous attrapions
notre avion, presque surpris de nous trouver là.
Ce séjour
fantastique nous laisse rêveurs. Que de merveilles avons-nous
aperçues ces trois dernières semaines, et tant encore à
découvrir! Alors que La Paz n'est déjà plus qu'une ombre à
l'horizon à peine discernable, je songe que ce n'est sûrement
pas un adieu définitif à l'Amérique Latine.