Quelque part dans l'Ouest
Canada (Episode I)
Si vous êtes las de la civilisation, qu'ai je à vous offrir sinon une simple feuille verte ?
Carnet de bord
La carte
Les photos  ..

Le bestiaire
Nth Boundary Trail
Prince Albert


Les chansons
Telex


Write / Escribir / Escrieben Ecrire

Récits/Home

Free counter and web stats

Un long voyage

Juin 1994

  Récit par Alain

Il est déjà tard dans la nuit lorsque nous sortons de la salle d’embarquement de l’aéroport de Calgary, Alberta. Ce dernier vol en provenance de Spokane « Washington State » est le dernier des trois vols endurés. Tout cela en raison de l’achat tardif des billets (seulement quatre mois à l’avance). Les vols directs pour le Canada via Toronto étant complets, nous nous sommes rabattus sur une formule «saut de puce» plus exotique. Après avoir survolé la banquise de l’Arctique nous arrivons sur le sol américain.

La première péripétie digne de ce nom se situe à la réception des bagages de l’aéroport de Washington DC. Auparavant nous avions consciencieusement complété le formulaire que tout visiteur de l’Eden américain se doit de remplir.

« - Etes vous en possession d’armes? Non.
- Avez vous déjà consommé de la drogue? Non.
- Avez vous l’intention de visiter une ferme dans les quinze jours qui suivent? Non.
- Etes vous en possession de viandes, fruits, légumes? Non »

Qui pourrait soupçonner que deux Français, faisant fi des règlements locaux, transportaient dans leur sacs deux rustiques saucissons bien de chez nous. La dernière lettre de Jacques en provenance de Chicago était formelle « pouvez vous apporter pour les randonnées des saucissons du type bâton de berger,? Impossible d’en trouver dans ce pays ». Tout se passait bien dans le hall de débarquement lorsqu’un basset de la douane US se mit à renifler tout ce qui bouge. Nos coeurs battirent plus vite quand le douanier fit ouvrir le sac d’un touriste à la suite des jappements délateurs du mouchard à quatre pattes. C’est soulagés que nous passâmes le guichet après un bref entretien avec un fonctionnire aux allures de cow-boy. Les boutiques hors taxe nous rappellent l’imminence de la World Cup 1994.

Dans le Boeing 747 nous conduisant jusqu’à Chicago le signe de croix de notre voisin pasteur assombrit la bonne opinion que nous avions jusque là de United Airlines. A Chicago, le plus grand aéroport du monde, nous prîmes un petit 737 en direction de Spokane, petite ville aux pieds des Rocheuses. C’est dans un avion presque vide que nous décollâmes sous les yeux effrayés d’un coyote perdu sur la piste. Nous voilà à Calgary après un périple de 19 heures. C’est avec une grande joie que nous retrouvons Nathalie et Jacques dans l’aérogare de la cité olympique. C’est un vrai plaisir de voir des visages familiers dans un environnement inconnu d’autant plus que nos étudiants américains ont plutôt bien fait les choses : une Chrysler nous attend pour nous conduire jusqu’à la chambre d’hôtel. Un premier conseil de guerre se tient illico. Un consensus se dégage très vite, nous découvrirons successivement la forêt boréale puis les montagnes Rocheuses, un vrai panorama de l’ouest canadien. Nous nous endormons fourbus, la tête pleine de rêves. Des mots magiques accompagnent notre sommeil : Saskatchewan, grizzly, Rocheuses...

Précédent/Back Suivant/Next

Açores | Australie | France